Projet Origami de Microsoft : la naissance de l’UMPC expliquée

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On ne voit pas très souvent Microsoft inventer une toute nouvelle catégorie de matériel. Pourtant, ils étaient là au CeBIT 2006 à Hanovre, en Allemagne, pour montrer au monde le Projet Origami. Ce n’était pas seulement un teaser. C’était le dévoilement d’un concept qui allait devenir le PC Ultra-mobile, ou UMPC.

L’idée était simple mais audacieuse. Microsoft s’est associé à des sociétés de matériel et de logiciels pour créer un appareil qui se situe à mi-chemin entre un PDA et une tablette PC. Il exécutait un système d’exploitation Windows standard. Et cela devait coûter moins de 1 000 $.

Origami a commencé comme un nom de code. L’équipe l’a tellement aimé qu’elle l’a conservé pour le site Web public. Un manager avait un faible pour la culture japonaise. Le nom fait référence à ces sculptures en papier complexes. Cela correspondait à la nature petite et pliable de l’appareil qu’ils construisaient.

Le besoin était clair : plus petit qu’un ordinateur portable, plus intelligent qu’un PDA.

Gartner, la société de recherche informatique, a présenté les grandes lignes de ce nouvel espace. Ils ne voulaient pas seulement un jouet. Ils voulaient un concurrent sérieux. Les objectifs étaient précis.

  • Une autonomie de huit heures.
  • Un prix inférieur à 400 $.
  • Des offres groupées de contenu d’Intel et de Microsoft qui avaient du sens.
  • Un meilleur shell fonctionnant sur Windows Vista.
  • De vraies méthodes de saisie de texte qui ne reposent pas sur la saisie au pouce.
  • Synchronisation Dock-and-go qui ne nécessite presque aucun effort de la part de l’utilisateur.
  • Une dynamique soutenue de Microsoft et d’Intel.

Ce sont des cibles nobles. Mais la réalité est parfois en retard sur la vision. Les premières unités UMPC n’atteindraient pas chacune de ces cibles. Certaines fonctionnalités manqueraient. D’autres seraient retardés.

Nous examinons ce que Microsoft a prévu pour le paysage UMPC. Nous examinons également ce qui était encore sur la planche à dessin. La manière dont ces ordinateurs fonctionnaient réellement est importante. Ils diffèrent des tablettes de manière fondamentale. Ils diffèrent tout autant des PDA.

Logiciel PC ultra-mobile

La plupart des gens confondent les PC ultra-mobiles avec les PDA haut de gamme. Ce ne sont pas les mêmes.

Prenez le Palm Treo 700w. Il exécute Windows Mobile. Il s’agit d’un système d’exploitation épuré et spécifique aux mobiles. Les applications conçues à cet effet sont légères. Ils sont conçus pour les petits écrans. Ils n’ont pas la puissance d’un environnement de bureau complet.

L’UMPC est différente. Il exécute Windows Vista standard.

Pas une version mobile. Il ne s’agit pas d’une édition réduite. Le système d’exploitation d’origine que l’on trouve sur des millions d’ordinateurs de bureau et portables.

Cette distinction change tout.

Pourquoi Windows standard change la donne

Avec Windows Mobile, les développeurs doivent réécrire les applications. Ils doivent être optimisés pour les petits écrans tactiles. Ils doivent supprimer des fonctionnalités.

L’UMPC ne demande pas cela.

Il exécute un logiciel Windows disponible dans le commerce. Aucune modification. Pas d’éditions spéciales. Uniquement les applications que vous connaissez déjà.

La seule couche supplémentaire ? Expérience Origami.

Cette suite ajoute la prise en charge des tablettes et des écrans tactiles. Cela ne change pas l’expérience de base. Cela permet simplement à l’interface de fonctionner avec du matériel pour lequel Microsoft n’a pas été conçu à l’origine.

Vous bénéficiez de la pleine puissance d’un ordinateur de bureau. Dans un emballage de poche.

La réalité matérielle

Microsoft n’a pas seulement promis des logiciels. Ils ont montré du matériel.

Les UMPC annoncés sont petits.

  • Poids : Moins de deux livres.
  • Écran : Sept pouces.

Ce n’est pas une tablette. Pas vraiment.

Les tablettes PC actuelles de Motion ou Fujitsu sont plus grandes. Plus lourd. Volumineux.

Ensuite, il y a le Aopen MiniPC. C’est un ordinateur de bureau. Aucun écran inclus. Il faut construire le reste.

Le PC OQO existe. Mais c’est encore plus petit.

L’UMPC se situe dans la brèche.

C’est plus gros que l’OQO. Plus petit qu’une tablette. Plus léger qu’un ordinateur portable.

Et c’est moins cher.

Les tablettes typiques coûtent une fortune. L’UMPC les affaiblit.

Pas seulement un tueur d’iPod

Michael Gartenberg de Jupiter Research a bien compris.

“L’Origami n’est pas un tueur d’iPod en soi, c’est plutôt une nouvelle classe d’appareils qui concurrencera d’autres appareils dont le coût est à peu près le même.”

C’est la clé.

Il ne s’agit pas seulement de musique. Ou les médias.

C’est une question de compétition.

Lecteurs multimédias portables. Consoles de jeux. Unités GPS.

Tous ces éléments subissent désormais des pressions.

Pensez aux PC équipés de tuners TV. Avant que MCE (Media Center Edition) n’existe. Le matériel était là. Le logiciel n’était pas unifié.

MCE a apporté l’interface utilisateur de 10 pieds. L’expérience du grand écran.

Origami apporte l’interface utilisateur de 10 pouces.

C’est proche. Personnel. Direct.

Vous ne regardez pas de l’autre côté de la pièce. Vous le tenez.

Cette proximité change le fonctionnement des logiciels. Comment les utilisateurs interagissent.

Est-ce un remplacement d’ordinateur portable ?

Peut-être pas encore.

Mais ce n’est certainement pas un jouet.

L’écart du marché

Aucun constructeur n’avait ce segment.

Pas vraiment.

Les tablettes étaient une niche. Cher. Lent.

Les ordinateurs portables étaient trop gros.

Les PDA étaient trop limités.

L’UMPC comble le vide.

Windows Vista fonctionne dessus. Origami Experience l’améliore.

Vous obtenez un logiciel familier. Nouveau facteur de forme.

Inférieur

Microsoft danse autour de l’idée de la tablette à écran tactile depuis des années. Les tablettes PC Windows se cachent sur le marché depuis près d’une décennie, mais elles n’ont jamais vraiment trouvé leur place sur le marché de masse. Désormais, avec l’arrivée du PC Ultra-Mobile (UMPC), l’entreprise adopte une approche différente. Ce n’est pas seulement un ordinateur portable reconditionné. Il s’agit d’un pas en avant dans l’évolution du matériel.

C’est dans la méthode de saisie que les choses deviennent intéressantes. Selon Bill Mitchell, responsable de programme senior chez Microsoft, ces appareils offrent un trio d’options d’interaction. Vous pouvez utiliser l’écran tactile amélioré comme clavier QWERTY à l’écran en utilisant les « touches de numérotation » pour la navigation. Vous pouvez griffonner des notes avec un stylet. Ou vous pouvez brancher un clavier traditionnel via USB ou Bluetooth.

Tous les fournisseurs ne garantissent pas la prise en charge Bluetooth lors de leurs déploiements initiaux, mais la plupart la promettent aux côtés de divers claviers USB et Bluetooth. La configuration imite le paysage actuel des tablettes PC : certaines sont équipées de claviers intégrés, mais toutes permettent une saisie au stylet ou au clavier.

spécifications matérielles et ports de connectivité

La liste du matériel pour ces UMPC est étonnamment robuste pour des machines aussi petites. Nous ne parlons pas seulement de Wi-Fi et USB. Les ports prévus comprennent :

  • Connecteurs réseau filaires Ethernet et WiFi
  • Emplacements pour cartes Compact Flash
  • Ports USB v2.0
  • Un port moniteur VGA externe
  • Boutons et connecteurs audio
  • Prise en charge des microphones stéréo avec réduction de bruit et annulation d’écho intégrées
  • Une télécommande spécifique à l’application PC Media Center

Sous le capot, vous trouverez un mix de processeurs. Les puces Intel Celeron M et Intel Pentium M sont sur la table. Les processeurs VIA C7-M font également partie du mix. Si vous espériez une DMLA, ne retenez pas votre souffle. Il n’y a pas encore de chipsets AMD dans aucun des plans annoncés.

la stratégie d’affichage 7 pouces

La philosophie de conception de Microsoft est ici ancrée dans la réduction des coûts grâce à la standardisation. Ils ne voulaient pas commander un écran personnalisé. Ils voulaient des écrans prêts à l’emploi déjà utilisés dans l’électronique grand public. Le résultat est un écran VGA de 7 pouces avec une résolution native de 800 x 480. Il peut gérer 800 x 600, mais attendez-vous à une certaine perte de qualité.

Otto Berkes, responsable de programme chez Microsoft, a expliqué le raisonnement dans une interview accordée à un journal. Le facteur de forme tourne autour de cette taille de panneau spécifique. Pourquoi construire quelque chose de nouveau alors que l’industrie dispose déjà d’une norme ? La dalle de 7 pouces est omniprésente. Il s’agit de la taille standard des lecteurs DVD portables et des systèmes de divertissement automobile. Une large adoption signifie une réduction des coûts.

Cette approche contraste fortement avec les tablettes Motion Computing existantes. Ces appareils utilisent des numériseurs actifs à contraste élevé, non éblouissants. La plume y est reine. Vous ne pouvez pas simplement appuyer sur l’écran. Les écrans UMPC sont des écrans tactiles généraux. Vous pouvez utiliser un doigt. Vous pouvez utiliser un stylet. Vous pouvez utiliser un capuchon de stylo. C’est plus souple.

Bert Haskell, chef de produit chez Motion Computing, a souligné que leurs écrans de 8,4 pouces étaient conçus pour les applications d’entreprise existantes. Ces applications nécessitent souvent une résolution SVGA (800 x 600). Les écrans UMPC, avec leurs formats d’image grand écran, sont conçus pour regarder des films. Ils donnent la priorité à la consommation multimédia plutôt qu’à la précision de l’entreprise.

Alors, quel appareil gagne ? Cela dépend si vous devez exécuter d’anciens logiciels d’entreprise ou si vous souhaitez simplement regarder du contenu HD en déplacement. L’UMPC sacrifie une certaine précision au profit de la polyvalence et du prix. La tablette traditionnelle sacrifie la polyvalence au profit d’une précision de saisie robuste et de qualité professionnelle.

Le marché se divise. Les uns veulent des outils d’entreprise qui fonctionnent comme des ordinateurs de bureau. L’autre veut des centres multimédias portables qui font également office d’ordinateurs. Microsoft mise sur cette dernière avec l’UMPC. C’est un pari sur l’évolution des habitudes de consommation vers le tactile et les médias.

Nous verrons si le facteur de forme de 7 pouces résiste. Ou si les utilisateurs finiront par exiger des écrans plus grands malgré les implications financières. Le matériel est prêt. La question est de savoir si l’écosystème logiciel suivra le rythme.

La vérification de la réalité de la batterie

La gestion de l’alimentation n’est pas seulement une fonctionnalité réservée aux UMPC. C’est la différence entre un outil utilisable et une brique.

Avant leur lancement, les analystes et les initiés de Microsoft avaient prévenu que ces appareils seraient gourmands en énergie. Le coupable est souvent l’affichage. Un écran de sept pouces nécessite beaucoup plus d’énergie qu’un écran plus petit. Le résultat ? La plupart des UMPC offrent entre deux et six heures d’autonomie.

Cela ne suffit pas pour une journée de travail standard de huit heures.

Michael Gartenberg de Jupiter Research a directement dénoncé le déficit. Il a noté que la durée de vie de la batterie est la pièce manquante. Sans une batterie de plus grande capacité, ces machines ont du mal à fonctionner comme des « appareils de style de vie » qui durent toute la journée.

Comparez cela à des ordinateurs portables plus grands. Sony, Fujitsu et Motion Computing proposent des appareils avec plus de trois heures d’autonomie. Ils y parviennent grâce à leur avantage physique : un châssis plus grand permet des batteries plus grandes. Les UMPC manquent tout simplement de cet espace.

La contre-attaque de Microsoft implique des stratégies agressives de gestion de l’énergie. Ils ont mis en œuvre une séquence de démarrage rapide. Ce mode du système d’exploitation intégré gère la lecture multimédia sans déclencher un démarrage complet.

Mode multimédia AVS expliqué

Concrètement, comment cela fonctionne-t-il ?

Dustin Hubbard de Microsoft a détaillé la solution sur son blog. Le Samsung UMPC dispose d’un interrupteur d’alimentation à trois voies.

  1. Activé
  2. Désactivé
  3. AVS Multimédia

La troisième option est la clé. AVS Multimedia démarre dans un état intégré. Il imite le comportement de Windows XP Embedded. Vous obtenez un accès instantané aux films, à la musique et aux photos.

“Cela vous donne 2 avantages : probablement une meilleure autonomie de la batterie en n’ayant pas autant de services exécutés en arrière-plan et un démarrage rapide à froid pour une consommation multimédia uniquement.” — Dustin Hubbard

Il n’y a pas d’attente pour un chargement complet du système d’exploitation. Le compromis est la simplicité. Vous sacrifiez les services d’arrière-plan au profit de la vitesse et de l’endurance. Il s’agit d’un compromis pragmatique pour un appareil avec un espace interne limité.

Améliorations du pack tactile

Pourquoi le Touch Pack de Microsoft est important pour les utilisateurs de l’UMPC

Pour les utilisateurs qui confinent l’informatique dans des appareils de la taille d’une paume, les interfaces Windows standard semblaient maladroites. Microsoft a résolu ce problème avec le « Touch Pack », une suite spécialisée d’améliorations du système d’exploitation conçue spécifiquement pour la plate-forme UMPC. L’objectif était simple : rendre l’expérience tactile réellement utilisable. Ce n’était pas juste un patch ; il s’agissait d’une refonte totale de la façon dont vous interagissez avec les PC à petit écran.

Le pack comprend cinq applications distinctes. Vous obtenez un lanceur de programme, des améliorations tactiles générales de l’interface utilisateur, un skin “Brilliant Black” pour Media Player, un jeu de Sudoku et des touches de numérotation. Les touches de composition sont particulièrement importantes. Il s’agit d’un clavier à l’écran basé sur le pouce, conçu pour la saisie de texte sur de petits écrans. Taper sur un UMPC sans cela était un cauchemar. Avec lui, vous pouvez réellement envoyer des e-mails ou rédiger des documents sans vous tordre les doigts.

“Actuellement, le Touch Pack n’est disponible que pour les ordinateurs qualifiés UMPC et uniquement en tant que pré-installation OEM”, a déclaré Hubbard. Cette exclusivité compte. Vous ne pouvez pas simplement le télécharger et le placer sur un ordinateur portable standard. Il a été conçu pour les PC de petite taille pour lesquels l’espace d’écran est limité.

Optimisation de la navigation pour les petits écrans

Mitchell de Microsoft a expliqué la philosophie de base. Le logiciel optimise l’interface utilisateur de l’écran tactile pour simplifier la navigation. Lorsque vous êtes en déplacement, vous n’avez pas le temps de contrôler votre motricité fine. Le pack supprime le besoin de précision.

La pièce maîtresse est le lanceur de programme personnalisable. Il organise les logiciels en catégories. Il utilise de gros boutons et icônes. Cela facilite la recherche et l’ouverture de vos applications préférées. La plupart des captures d’écran marketing des UMPC présentent cette vue exacte. C’est le visage du matériel.

“Le logiciel Microsoft Touch Pack pour Windows XP optimise l’interface utilisateur à écran tactile pour les UMPC afin de simplifier la navigation et la facilité d’utilisation lors de vos déplacements.”

Sous le capot : améliorations tactiles et médias

Au-delà du lanceur, il y a des changements structurels. “Touch Improvements” est l’utilitaire qui gère environ dix modifications de paramètres différentes dans Windows. Il élargit les barres de défilement. Il agrandit les boutons de réduction et d’agrandissement. Il force également les dossiers à afficher des vignettes. Ce ne sont pas des ajustements cosmétiques. Ce sont des nécessités fonctionnelles. Une barre de défilement standard est trop fine pour être frappée avec le doigt. Le pack corrige cela.

Ensuite, il y a « Brilliant Black ». Il s’agit d’un nouveau skin pour Windows Media Player. Il remplit l’écran de l’appareil avec de grandes commandes. Vous disposez de gros boutons pour la lecture, l’arrêt et le volume. Naviguer dans les médias sur un petit écran implique généralement la recherche de petites flèches. Ici, les contrôles sont importants. Vous appuyez sur ce dont vous avez besoin. Aucune hypothèse.

Ces changements répondent à une problématique utilisateur spécifique. Windows XP standard a été conçu pour les souris et les claviers. Les UMPC avaient besoin d’une approche différente. Le Touch Pack l’a fourni. Cela n’a pas seulement ajouté des fonctionnalités. Il a repensé l’interaction. Pour les premiers utilisateurs de petits PC, c’était la différence entre une nouveauté et un outil.

Comment DialKeys optimise la saisie au pouce pour les écrans plus petits

La troisième entrée de la gamme Touch Pack est DialKeys, un outil développé par Fortune Fountain Ltd. Son objectif ? Laissez-vous taper avec vos pouces. Il est conçu pour rendre moins pénible la saisie d’URL, d’adresses e-mail et d’autres chaînes contenant beaucoup de texte.

Hubbard explique la mécanique sur son blog. Le logiciel prend une disposition QWERTY standard et la divise en deux. Vous tenez l’appareil à deux mains. Vos pouces font le travail.

“Il faut un peu de temps pour s’y habituer, mais les gens sont toujours étonnés, une fois qu’ils l’utilisent un jour ou deux, de voir à quel point ils parviennent à taper avec”, écrit Hubbard.

La mise en page n’est pas intuitive à première vue. Il existe de nombreuses captures d’écran en ligne si vous avez besoin de les voir avant de l’essayer. Mais une fois que vous vous engagez dans la méthode des deux pouces, la mémoire musculaire entre en jeu rapidement.

Pourquoi est-ce important ? Parce que taper de longues chaînes sur un petit écran est une corvée. DialKeys en fait un processus relativement fluide. Il suffit de dépasser la gêne initiale.

Le Touch Pack se termine par un jeu de Sudoku. Ce n’est pas seulement un port. Les développeurs ont optimisé l’interface spécifiquement pour la saisie tactile et l’utilisation du stylet. Vous appuyez sur des chiffres. Vous les traînez. La réponse semble immédiate. Il n’y a pas de latence. Pour un appareil aussi petit, le modèle d’interaction compte plus que les graphiques.

Qui le construit ?

Passons maintenant à la réalité matérielle. Nous avons le logiciel prêt. La question est de savoir qui assemble ces unités. Le paysage manufacturier des UMPC (Ultra-Mobile PC) est fragmenté. Vous n’obtenez pas de volume produit en masse comme un smartphone. Ce sont des tirages à faible volume.

Cela affecte tout, depuis l’approvisionnement en composants jusqu’à l’assemblage final. Certaines régions ont des coûts de main-d’œuvre inférieurs, mais la logistique de la chaîne d’approvisionnement peut devenir un cauchemar. Nous envisageons un marché de niche. Niche ne veut pas dire bon marché. Cela signifie souvent cher en raison des faibles économies d’échelle.

La réalité du prix à payer

Le coût ne concerne pas seulement la nomenclature des matériaux. Il s’agit du modèle économique. Qui prend le risque sur cet inventaire ?

– Le faible volume fait augmenter les coûts unitaires.
– Les composants spécialisés pour les interfaces tactiles ajoutent un prix premium.
L’optimisation logicielle (comme le pack Sudoku) est une valeur ajoutée et non une économie de coûts.

Attendez-vous à un prix plus élevé que celui que vous verriez pour une tablette. Ce n’est pas un appareil de base. C’est un outil spécialisé. Les contraintes de fabrication font que les marges sont serrées. Ou encore, les prix sont gonflés pour couvrir le risque.

Ce que cela signifie pour les utilisateurs

Le dernier jeu de Sudoku du Touch Pack signale l’intention. L’appareil est conçu pour l’interaction. Je ne tape pas. Pas des clics de souris. Appuyez et faites glisser. Si vous achetez cet UMPC, vous achetez une expérience utilisateur spécifique. Vous acceptez le coût de cette exclusivité.

Les partenaires fabricants détermineront la disponibilité. Le coût déterminera qui en achètera réellement un. C’est un équilibre. Celui qui penche rarement en faveur du consommateur.

La guerre du matériel : Intel, VIA et qui vend réellement

Même si la norme industrielle a été rapidement établie par les puces Intel intégrées aux machines de Samsung, Asus et Founder, le marché n’était pas tout à fait uniforme. PaceBlade Japan a décidé de tracer sa propre voie avec le SmartCaddie, un UMPC alimenté par un processeur VIA Technology. Cela rappelait que l’espace ultra-mobile était encore une mêlée architecturale.

Le prix est devenu le différenciateur immédiat. Le premier trimestre de Samsung est arrivé sur les tablettes au deuxième trimestre 2006. Vous pouviez l’acheter pour 1 099 $. C’est un prix d’entrée élevé pour un appareil qui n’avait même pas de téléphone. Comparez cela au TabletKiosk eo v7110, fabriqué par AMtek et vendu aux États-Unis pour 899 $. C’était moins cher. Toujours cher, mais moins cher. Asus et Founder se sont vu promettre une disponibilité ultérieure, tandis que Motion Computing est resté silencieux. Ils n’ont eu aucune annonce de l’UMPC.

Pourquoi les géants de l’entreprise sont restés à l’écart

Motion Computing ne se souciait pas du battage médiatique. Ils déplaçaient déjà du métal, mais pas dans la direction du consommateur que Microsoft poussait. Bert Haskell, une voix clé chez Motion, a vu la tendance UMPC comme une validation. Cela a confirmé ce qu’ils savaient déjà sur la mobilité. Les clients voulaient une plus grande mobilité. Ils voulaient faire leur travail en dehors du bureau.

“Nous y voyons une validation et un renforcement de la direction que nous prenons avec les tablettes PC”, a expliqué Haskell. “C’est agréable de voir que Microsoft crée le même type de vision pour un produit orienté consommateur.”

Mais la vision n’est pas un revenu. Motion cible les entreprises. Forces de vente. Personnel hospitalier. Ils équipent les professionnels qui ont besoin de puissance, pas seulement de portabilité. Leurs tablettes sont équipées de processeurs Pentium M, de disques durs de 60 Go et de 1 Go de RAM. C’est du matériel lourd pour un transport lourd. Ils comprennent les besoins des entreprises parce qu’ils y répondent.

“Nous avons une approche très différente dans la mesure où nous nous tournons vers l’informatique d’entreprise de haute puissance”, a déclaré Haskell. “Nous ne ciblons pas actuellement les marchés de consommation. Si et quand nous décidons de faire cette transition, ce serait un changement assez important pour nous.”

Ils n’écartaient pas la tendance. Ils attendaient juste qu’il dépasse la phase gadget.

Vista, les pilotes et le problème UX

Microsoft avait une promesse à tenir. Une fois Windows Vista livré, les UMPC en exécuteraient une version. Le système d’exploitation n’était pas terminé, donc les réclamations définitives étaient impossibles. Mais la trajectoire était claire.

“Les exigences de Vista ne sont pas encore connues, mais en réalité, si les unités ont les spécifications matérielles requises par Vista, elles devraient pouvoir l’exécuter”, a déclaré Hubbard de Microsoft.

Voici le piège. Exécuter le système d’exploitation ne signifie pas que l’expérience utilisateur fonctionne. L’UMPC exécute une version tablette de XP, mais cela ne signifie pas que toutes les applications pour tablette s’adaptent au petit écran. En fait, ce n’est pas le cas de la plupart d’entre eux.

“Pour être clair, toutes les applications compatibles avec les tablettes n’auront pas de sens sur un UMPC et toutes les applications UMPC n’auront pas de sens sur une tablette traditionnelle”, a admis Hubbard. “Le petit facteur de forme et l’interaction tactile de l’UMPC signifient que pour avoir une expérience utilisateur vraiment exceptionnelle, vous devez concevoir votre interface utilisateur pour vraiment tirer parti de ces atouts.”

Les développeurs ne pouvaient pas simplement réduire leurs applications de bureau. Ils ont dû repenser le toucher. Si les UMPC décollaient, nous verrions des applications différenciées. Logiciel conçu pour le toucher, pas pour les clics de souris. Microsoft intégrait ces améliorations dans les unités, en espérant que l’écosystème suivrait.

Le prix qui pourrait le sauver (ou le tuer)

On s’attendait à ce que les UMPC atterrissent sur un étrange terrain d’entente. Moins cher que la plupart des tablettes. Plus cher que la plupart des PDA. Mais c’est le prix qui a empêché les analystes de dormir la nuit.

Bob O’Donnell d’IDC l’a dit sans détour. Le prix compte.

“Pour moi, l’une des choses les plus importantes à ce sujet est le prix”, a déclaré O’Donnell. “S’il coûte moins de 500 dollars, c’est un gadget sophistiqué. Les gens dépensent autant en iPod. On a donc l’impression que, à bas prix, cela pourrait être très intéressant et très attrayant.”

Pensez au contexte. Les réseaux WiFi gratuits surgissaient partout. Vous pouvez utiliser un UMPC pour bénéficier d’une expérience de navigation complète. Essayez de faire cela sur un écran de téléphone portable de deux pouces. Ce fut une expérience horriblement inutile. Les gens voulaient accéder à l’information n’importe où et à tout moment. Mais ils n’étaient pas prêts à payer 1 000 $ pour cela.

Scott Fulton de TGDaily.com a résumé les lacunes sans édulcoration. L’UMPC était trop grande pour une poche. Il ne pouvait pas composer. Il lui manquait un moyen discret de se connecter au monde extérieur. C’était un peu cher. Et ce qui était peut-être le plus inattendu, c’était qu’elle était avide de pouvoir.

La durée de vie de la batterie était le tueur. Si les fabricants ne pouvaient pas obtenir plusieurs heures d’autonomie, l’appareil était un presse-papier. Si les coûts ne descendaient pas en dessous de 1 000 $, c’était un jouet de niche. Si l’expérience tactile semblait maladroite aux nouveaux utilisateurs, c’était un échec.

Atteindre toutes ces cibles ne sera pas facile. Mais il y avait beaucoup d’intérêt. La taille était attrayante. L’idée était séduisante. Reste à savoir s’il est resté dans les parages.

Microsoft est une machine marketing. Il leur a fallu plus d’un an pour bâtir une campagne crédible en faveur de l’UMPC. Ils utilisaient des blogs. Ils ont déposé des messages lors des keynotes de Bill Gates. Ils ont publié une courte vidéo conceptuelle qui est devenue virale. Involontairement, semble-t-il.

“Origami” était le nom de code. Microsoft l’a utilisé avant l’annonce du CeBIT. Le nom est resté. Les vendeurs appellent encore les UMPC « Origami ». Microsoft l’utilise sur le blog de son équipe. Il vit sur leur site communautaire.

L’entreprise s’est tournée vers les blogs. C’était populaire à l’époque. Les membres du projet tenaient le blog de l’équipe. Ils ont créé le buzz. Ils ont suscité de l’enthousiasme. Il s’agissait d’une campagne de marketing viral. L’objectif était la communauté. Ils voulaient que des acteurs disparates convergent vers une plateforme commune.

L’équipe blogue toujours. Le site Web dispose d’un forum actif. Les utilisateurs débattent des fonctionnalités. Ils discutent des promesses faites pour les premières unités.

Dustin Hubbard, responsable de Microsoft Mobile PC, l’a dit sans détour. Il a déclaré que l’idée avait commencé comme un petit effort local. L’objectif était de susciter l’intérêt pour l’UMPC.

” Bon, on a fait ça ! Dans l’ensemble, la campagne a été un succès au-delà de nos espérances les plus folles et franchement peut-être un peu trop de succès. ”

C’est le problème. Ils ont trop bien réussi. Le bourdonnement est devenu du bruit. La plateforme est devenue un mème. Et maintenant, vous essayez de vendre un appareil de niche à un public grand public ? C’est difficile à vendre. Le battage médiatique s’est calmé. Les appareils manquaient de puissance. Le prix était trop élevé. Mais la commercialisation ? C’était une leçon de maître sur les conséquences inattendues.

Microsoft insiste sur le fait que le moment choisi était un hasard. La société prévoyait de dévoiler son PC ultra-mobile (UMPC) le 9 mars 2006, nécessitant un délai de deux semaines pour créer une dynamique. Ils ont choisi le 23 février pour déclencher le bruit. Apple a choisi exactement la même date pour l’une de ses propres grandes annonces.

Pure coïncidence. C’est ce qu’affirme l’équipe du projet.

La fuite vidéo « Cuisine numérique »

Le véritable moteur du battage médiatique n’était pas le communiqué de presse. C’était une vidéo.

Créé par le groupe de production Digital Kitchen, le clip était une pièce conceptuelle. Il y avait plus d’un an lorsqu’il a été publié dans la presse. Microsoft l’a initialement conçu pour une visualisation interne uniquement. Cela n’a jamais été destiné au public.

Les images sont vagues. Vous voyez des gros plans d’un petit appareil de poche. Un utilisateur mixe de la musique. Un autre joue à des jeux. Quelqu’un d’autre fait des dessins.

Une scène a retenu l’attention de tous. Une personne semble jouer à Halo sur un appareil de type UMPC.

“La vidéo, destinée uniquement aux employés de Microsoft, montrait notre objectif ultime : exécuter tous les logiciels Windows sur ce format ultra-mobile. Cependant, dans cette première version, vous serez probablement principalement limité aux jeux occasionnels”, a écrit Dustin Hubbard.

Microsoft affirme que le battage médiatique autour de la vidéo était complètement inattendu. Personne dans l’entreprise ne savait que c’était public. Quelqu’un l’a trouvé via une recherche sur Internet et l’a publié.

“Ces deux événements se sont peut-être révélés fortuits, je suppose, mais ce n’était pas prévu si je suis honnête. La découverte de la vidéo est ce qui a fait passer notre campagne buzz d’un passionné de technologie aux médias grand public.”

Cette seule fuite a changé la conversation. Cela a fait passer l’UMPC d’une curiosité technologique de niche à un sujet grand public.

Qu’est-ce qu’un UMPC et comment s’intègre-t-il ?

Le PC ultra-mobile se trouve dans un espace bondé. Il rivalise avec les smartphones, les ordinateurs portables, les netbooks, les ultrabooks et les tablettes.

Le but était simple. Exécutez le logiciel Windows complet dans un format minuscule.

La réalité était différente. Les premières versions avaient des difficultés avec la durée de vie de la batterie et la puissance de traitement. Halo? Un fantasme. Des jeux occasionnels ? C’était la limite.

Le matériel derrière le battage médiatique

Le projet « Origami » de Microsoft a donné naissance à de vrais appareils. Le Samsung Q1 est devenu l’exemple le plus célèbre.

Intel a fourni le processeur Atom. Il a été conçu spécifiquement pour cette classe d’appareils. Faible puissance. Faible encombrement.

La communauté UMPC s’est développée autour de ces contraintes matérielles. Les passionnés ont peaufiné le firmware. Ils ont exploré ce qui était possible dans les limites du matériel.

Pourquoi le timing était important

Le conflit avec l’annonce d’Apple a contraint Microsoft à défendre publiquement sa vision.

Les critiques l’ont qualifié de jouet. Un gadget.

Les partisans ont vu une nouvelle catégorie. Un pont entre le téléphone et l’ordinateur portable.

La fuite vidéo a accéléré ce débat. Cela a montré le potentiel, même si l’exécution a été brutale.

Où vit l’UMPC maintenant ?

Le terme « UMPC » s’est estompé. La catégorie s’est éclatée.

Les netbooks ont pris le bas de gamme. Les tablettes ont pris la place des mobiles. Les ordinateurs portables sont restés dominants.

Mais la vision persistait. Petit, puissant, toujours connecté.

En savoir plus sur la technologie

  • Comment fonctionnent les PC
  • Comment fonctionnent les PDA
  • Comment fonctionnent les ordinateurs portables
  • Comment fonctionnent les moniteurs
  • Comment fonctionnent les systèmes d’exploitation
  • Comment fonctionne le Wi-Fi
  • Comment fonctionne le Bluetooth

Liens connexes

  • Le projet Origami
  • Matériel PC ultra-mobile
  • PC ultra-mobile Intel
  • Communauté UMPC
  • Samsung Q1 UMPC

Sources

  • Bloque, Ryan. “Projet Origami de Microsoft.” Engadget, 24 février 2006.
  • Malaka, Yazan. «Le projet Origami de Microsoft : un PC ultra mobile après tout.” TechHash, 9 mars 2006.
  • Microsoft : PC ultra-mobile
  • Plus riche, Thomas. “Pratique avec le Samsung Q1 / Origami.” Engadget, 8 mars 2006.
  • Communauté UMPC
  • “L’UMPC va-t-elle trouver un juste milieu ?” Blogger incrémentiel, 15 mars 2006.