IA pour les ailes et les roues

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Airbus et BMW viennent de signer des accords. Tous deux avec la même entreprise : le français Mistral AI.

C’est un signal.

Ce partenariat ouvre la voie à la fourniture d’une IA à fort impact et de grande confiance.

C’était Catherine Jestin, responsable du numérique chez Airbus. Elle veut dire des affaires sérieuses. Pas les peluches que vous voyez dans les brochures de la Silicon Valley. Elle veut des modèles sécurisés et fiables. Pour les avions. Pour les missiles. Pour les satellites.

Mistral leur donne le stack. Les équipes de recherche aussi. Airbus intervient dans la manière dont Mistral construit sa feuille de route. Il s’agit d’un accès inhabituel pour une relation fournisseur-client. Dans l’esprit, cela ressemble davantage à une coentreprise.

Par où commencent-ils ? À l’intérieur du métal.

  • Edge AI s’exécutant directement sur le matériel. Aucune dépendance au cloud.
  • Reconnaissance automatique des objets. La sécurité avant tout.
  • Documents techniques automatisés. Parce que personne ne veut lire les manuels écrits par l’IA, mais les machines qui les écrivent ? Utile.
  • Cyberenquêtes. Prise en charge du codage dans les pièces verrouillées.

Les environnements sécurisés exigent des cerveaux sécurisés. Mistral le comprend. Il est né à Paris. 2023. Construit sur des modèles à poids ouvert. La promesse ? Souveraineté des données. Aucune loi américaine ne s’étend de l’autre côté de l’Atlantique pour retirer vos secrets dans des fermes de serveurs en Californie. Cette crainte est désormais réelle au sein des institutions européennes. La fuite de données n’est pas qu’un simple problème. C’est un risque géopolitique.

Arthur Mensch, PDG de Mistral, a déclaré à CNBC qu’ils pourraient même bientôt construire leurs propres puces. Pourquoi? Contrôle. Si vous louez le matériel chez Nvidia ou Intel, ils possèdent une partie de la vérité. Mistral veut devenir propriétaire de l’infrastructure.

Nous devons contrôler davantage notre stack pour être compétitifs.

Facile à dire. Difficile à faire contre OpenAI ou Anthropic. Mais essayez, ils le feront.


Les voitures frappent différemment

BMW a rejoint le club le même jour.

Même partenaire. Mission différente.

Alors qu’Airbus s’inquiète des espions et de l’espace, BMW s’inquiète de l’écrasement de l’acier.

  • Simulations de crash.
  • Vitesse de développement des véhicules.

Ils génèrent des milliers de crashs virtuels chaque semaine. Cela crée du bruit. Beaucoup. Un pétaoctet de données historiques se trouve sur leurs serveurs. Le dépoussiérer n’est pas facile. Mais le donner à un modèle ? Cela pourrait être magique.

Imaginez prédire comment un châssis se plie avant de souder la première pièce d’aluminium. Pas seulement deviner. Connaissance.

La vitesse est la devise ici. Les cycles d’ingénierie sont lents. Les simulations basées sur l’IA peuvent réduire la durée d’un projet de plusieurs semaines. Peut-être des mois.

Pourquoi cette précipitation ?

  • Les chaînes de production ne s’arrêtent pas à cause de la bureaucratie.
  • La domination américaine dans le domaine des logiciels industriels s’installe.

Les constructeurs européens se réveillent. Ils voient l’écart. Ils veulent disposer de leurs propres outils pour résoudre leurs propres problèmes de conception. Il ne s’agit pas d’un modèle unique formé sur des données Web générales.

Spécialisé. Sécurisé. Locale.

Le monde regarde. L’Europe va-t-elle construire son propre fossé technologique ? Ou vont-ils simplement louer l’avenir ?

Seul le temps nous le dira. Et le code sera écrit en attendant.